11 mai 1964, je suis né dans une famille des étudiants-chimistes.

Ma mère habitait dans le foyer d’étudiants de MGU (Université Lomonossov à Moscou) au 19ème étage du bâtiment principal. En partant aux cours on me metait dans un panier et le posait sur le rebord de la fenêtre après l’avoir fixé d’une façon solide à une corde au bâti.
Mon père racontait que toutes les babuchkas de l’étage se réunissaient ensemble pour écouter les cris d’enfants et discuter des parents nonchalants.


Le résultat le plus important : je suis venu au monde.


Quand j’avais 11 ans, mes parents sont partis en Algerie pour enseigner la chimie aux arabes.

Je me suis retrouvé chez ma grand-mère à Samara. Là, j’étais comme en coq en pâte. Ma grand-mère s’occupait de moi du matin jusqu’au soir, préparait à la commande des pirojki et des petits pains sucrés.


Le résultat hédoniste : j’ai  goûté à la vie de paradis.


les souvenirs d’un enfant repu et bien tenu qui se promène à la dacha entre les concombres, abeilles et la grand-mère, ces souvenirs se sont fixés dans ma tête  en tant que l’image de l’harmonie inaccessible pour un pragmatique adulte.


Le résultat décisif pour la profession : j’ai acquis la base pour mes futures peintures.


à l’âge du collégien j’étais toujours partagé entre les grand-mères, ma mère et mon père.

Au final, à partir de 13 – 14 ans je vivais avec mon père et ma belle-mère.

Mon père s’est retrouvé avec  un enfant dodu et incapable et faire une traction sur une barre.


Le résultat inattedu : vers 20 ans j’ai fait des résultats importants en alpinisme et biathlon.


En ce qui conserne le choix de ma profession, il m’a fallu du temps pour comprendre ce que je voulais vraiment, j’ai fait mes études de géomètre, je reflechissais à la peinture…et quand j’ai décidé d’une façon ferme de réaliser mes souvenirs en peintures et en couleurs, je me suis marié tout de suite avec une étudiante de la faculté des beaux-arts.

En allant à l’université je savais exactement quel résultat je voulais obtenir. En parallèle avec mes études je faisais des enfants.


Le résultat de ma vie : une grande famille et une profession assez vague.


Mon père est mort après avoir travaillé 2 saisons à la liquidation de l’avarie à la centrale nucléaire de Tchernobyl, mes grand-mères et grand-pères sont aussi partis.


Le résultat triste et réaliste : Nous sommes tous mortels.


J’ai compris qu’au milieu des années 90 que la peinture ne m’apporterait jamais assez pour nourrir la famille et j’ai contacté  des maisons d’édition et agences de publicité en prétendant être designer.


Le résultat pragmatique : le révenu normal et les projets personnels non-réalisés.


De temps en temps on achète bien mes tableaux ce qui me donne la possibilité d’avancer à petits pas.


Le résultat qui est en train d’être étudié Là-haut : ses détails ne sont pas clairs, mais la fin est préétablie.